TNH/Une Télévision Publique en Ruine sous la Gestion de Gamal Augustin

La Télévision Nationale d’Haïti (TNH), média public censé être au service de la nation, traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Sous la direction de Gamal Augustin, ce qui fut autrefois un pilier de l’information et de la culture en Haïti est aujourd’hui un établissement en ruine, privé de moyens et d’ambitions.

Depuis plusieurs années, la TNH est laissée à l’abandon, manquant cruellement de ressources pour remplir sa mission. La chaîne publique ne dispose même pas de sept caméras en état de fonctionner, une situation inacceptable pour un média financé par le budget de l’État haïtien. En parallèle, Gamal Augustin a utilisé les ressources de la TNH pour créer son propre média, Radio Télé Banboch, détournant ainsi des fonds publics pour servir ses intérêts privés. Une enquête sérieuse de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) s’impose pour faire la lumière sur cette gestion opaque et suspecte.

Un directeur sans vision, une TNH en perdition

Nommé sous l’administration de Michel Martelly, Gamal Augustin s’accroche à son poste malgré son incompétence criante. Ce directeur, qui peine à s’exprimer correctement en créole comme en français, n’a jamais proposé de projet structurant pour la télévision publique. Sous sa gouvernance, la TNH ne dispose d’aucune véritable programmation, n’offre aucun espace dédié à la jeunesse, et ne met en avant ni la culture ni les productions intellectuelles du pays. Pourtant, avec un budget de 282 014 223 gourdes, il serait légitime d’attendre un minimum d’efforts pour assurer un contenu de qualité aux téléspectateurs haïtiens.

Le comble du scandale ? Malgré une allocation chaque mois de 1,8 million de gourdes pour le carburant, la TNH tombe régulièrement en panne d’énergie. Pendant ce temps, la télévision ressemble davantage à un garage abandonné qu’à un média d’État. Aucun investissement sérieux n’a été fait pour moderniser l’équipement, améliorer la production ou restaurer la crédibilité de la chaîne.

Quand la télévision publique devient une entreprise privée

Au lieu de redynamiser la TNH, Gamal Augustin s’est consacré à la création et au développement de ses propres entreprises, notamment une station de radio et une chaîne de télévision privées, ainsi qu’un commerce avicole. Il est pourtant évident qu’un fonctionnaire en poste ne peut pas, selon les règles de la fonction publique, gérer des entreprises privées. Ce mélange flagrant des genres constitue une violation éthique grave et nécessite une enquête approfondie.

Un CPT complice et irresponsable

Face à l’état lamentable de la TNH, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a décidé de mettre en place une commission pour restructurer l’institution. Une décision qui, en apparence, semble salutaire. Mais le véritable scandale réside dans le fait que Gamal Augustin, l’homme même qui a détruit la télévision nationale, fasse partie de cette commission ! Une aberration totale qui illustre une fois de plus l’irresponsabilité et la complicité du CPT dans la gestion catastrophique de l’État.

Comment peut-on confier la réforme d’une institution publique à celui qui l’a pillée, dégradée et détournée au profit de ses propres intérêts ? Cette décision du CPT est une insulte à l’intelligence du peuple haïtien et une preuve éclatante que la transition n’a aucun intérêt à mettre fin aux pratiques mafieuses qui gangrènent les institutions du pays.

Au lieu d’écarter Gamal Augustin et d’ouvrir une enquête sur sa gestion désastreuse, le CPT le récompense en lui confiant un rôle clé dans la restructuration de la TNH. Une situation qui illustre bien la culture de l’impunité qui règne au sommet de l’État.

Un appel urgent à la réforme

L’avenir de la TNH ne peut se résumer à cette débâcle. La télévision publique joue un rôle essentiel dans l’éducation, l’information et la promotion de la culture haïtienne. Il est impératif de réformer en profondeur cette institution, en mettant à sa tête une direction compétente, visionnaire et intègre.

Mais pour cela, il faut d’abord exclure les fossoyeurs comme Gamal Augustin et exiger du CPT qu’il cesse de recycler les mêmes figures de l’échec dans des commissions prétendument réformatrices. La restructuration de la TNH doit être confiée à de véritables professionnels, pas à ceux qui l’ont plongée dans le chaos.

Haïti mérite une télévision nationale digne de ce nom, pas une coquille vide au service d’intérêts personnels. Il est plus que temps que les autorités agissent pour mettre fin à cette gestion chaotique et restituer à la TNH sa mission première : celle d’être un véritable média de service public.

40 thoughts on “TNH/Une Télévision Publique en Ruine sous la Gestion de Gamal Augustin”

Leave a Reply to Lana54 Cancel reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *